Vendredi soir, Privas.
Guillaume et Mat ont commencé ce trip par une soirée aux urgences de Privas ; un lieu incontournable en ce 20 juin, puisque j'attends mon tour comme un crétin (des Alpes), après deux bonnes grosses boîtes dans l'après-midi. Bilan du toubib : 7 à 8 jours avec béquilles et atèle ! Ça commence fort.
Après un gavage en règle de la bonne médecine du docteur Anti-inflammatoire, le lendemain est déjà moins sombre que la veille. Je ne l'aime pas trop ce docteur là, mais bon ....

Histoire de laisser un peu reposer la bête, Mat et Giv partent sans moi (snif !) le samedi matin.
La station des 7 laux leur ayant posé un lapin électrique, ils foncent droit sur les 2 Alpes. Quel bonheur, des milliers de personnes sont là pour célébrer le VTT. Quelle chance ils ont !

Dimanche soir, les 2 Alpes.
Je rejoins les artistes qui suivent le match Italie/Espagne en buvant quelques bières. Une bonne soirée sympa avec François "belles moustaches". Puis départ pour Venosc, à la frontale par la fameuse descente pour Mat et Giv, en voiture pour moi. On part se trouver un petit squat dans la vallée. Tente pour eux, ciel étoilé pour moi, tout baigne, vive la montagne !!!









Lundi
Là ou j'apprécie de commencer à rouler lundi, c'est qu'il n'y a plus personne : fini le mondial gavé de péquins, fini les 45 mn d'attente aux remontes pentes ! Si on est quarante à rouler sur toute la station, c'est un maximum.
Attente minimum donc, et ride maximum !
J'ai un peu de mal à me mettre dans le rythme. Normal, je me remets de mes tôles de vendredi, et les zozos roulent plutôt bien, vous les connaissez...
Mais qu'est ce qu'il fait chaud !!! Au moins 35,24512 °c, c'est dire !
Et malgré ça, c'est gavé de névés !! La semaine précédente, c'était presque l'hiver ! Rouler dans la neige, c'est pas simple : on s'en prendra quelques unes pendant le séjour.

A 14h00, nous prenons possession de nos appartements, à la résidence Saint Hubert de la Huchepie. Pas mal, mais le groom de service est un peu grognon, va falloir l'amadouer celui là.
On y retourne (rouler) : même si on ne pointe pas, on n'est pas venu pour acheter du terrain !
Giv inaugure un "dré dans l'pentu" dans un petit pierrier, pas tout à fait du goût de Mat. Je trouve ça plutôt cool, mais surement pas à la vitesse missilesque de Giv !!!
On boit quelques bières, on rentre, je chambre un peu le groom, on mange des pâtes, et au lit.

Mardi
Bis répétita, nulla dies sin ride it.
Après stickage "A.G.E REPRESENT" en règle de quelques panneaux, on roule ! Ça tabasse fort sur certains passages ; mais que font les brigades du tigre ? Non, pas les brigades du tigre... Les brigades rouge ? Non plus... Enfin, les brigades de fainéants censés entretenir les pistes. Quoi qu'on en dise, il y a quand même une différence entre la sacro-sainte 66 rc2x 170mm et la 36 talas 150mm. Ajoutez à cela des trajectoires hasardeuses, et vous voilà avec un Ardéchois proche de parkinson.
Mais c'est bon quand même ! Les souvenirs de l'année dernière remontent à la surface : la diable, venosc, pied moutet, ... (Hein Blondin, souvenirs !)
La soirée arrive : bière, venosc, pâtes, dodo (c'est l'usine !) Le groom est toujours aussi ronchon, mais les appartements sont somptueux (nos mini bars sont copieusement garnis...)

Mercredi
Relâche pour tout le monde : Giv et Mat font les touristes, je remonte en Ardèche. Retour le soir même, pour une soirée bière/foot, on ne change pas une équipe qui gagne. La redescente à Venosc (en voiture) nous offrira plusieurs rencontres avec les renards et renardeaux peu farouches de la vallée du Vénéon.
Aaaah, la montagne, la nature, quel pied...
Le groom dort déjà, tant mieux...

Jeudi
Plus que 2 jours aux 2 Alpes, déjà ? Allez, allez, on enquille, pas de temps à perdre. Mais l'escadrille évolue toujours en ordre dispersé : Giv est à réaction, Mat en bi-moteur, et moi en charrette à bras... On ne peux pas être bon partout... (je suis bon où moi déjà ???)
Mais une bonne surprise pour moi, Roberto sera des nôtres pour la journée. Ah, vous ne connaissez pas Roberto ? Il est l'exception Italienne, le seul parmi le flot de mangeurs de pizzas qui a envahi la station qui soit calme et discret. Il est aussi une bonne surprise pour moi, parce que nous avons un niveau assez similaire, et que j'arrive enfin à suivre quelqu'un. Merci Roberto !
On commence logiquement à avoir mal partout, mais le plaisir et l'envie font un peu oublier ces petits désagréments.
Une bonne pinte à notre bar de pirates fétiche, il n'y paraitra (presque) plus.
Une chose très étonnante aux 2 Alpes, c'est la concentration de boîtes à titoulet malgré le peu de monde dans la station. Comprenne qui pourra...

Vendredi
Ce matin, j'ai réussi à faire sourire le groom, étonnant, non ?
On commence un peu à tourner en rond à refaire toujours les mêmes pistes. Ca nous permet de bosser les trajectoires, mais la nouveauté, la découverte me manque un peu.
Et puis, on se rend compte que l'on n'est pas allé aux fées ; normal, c'est fermé. On va voir quand même. J'en avais gardé un bon souvenir, une vallée calme, un peu plus sauvage que le reste de la station.
Et c'est bien le cas ; c'est un peu freeride au début, on peut sortir de la trace. Ce que ne manque pas de faire Giv, qui rate une marmotte de peu. En passant, on repère un long, long pierrier sur la gauche...
Allez, on y retourne ? On va le voir ce pierrier ? Non seulement on va le voir, mais on va y poser les roues. Ça part fort sur les 30 premiers mètres, sans qu'on puisse trop y faire quelque chose, et puis après on gère la glisse et la vitesse ; que c'est long, et que c'est bon !
Fin de journée, nazes, contents et impatients de découvrir l'Alpes d'Huez.
Le groom nous accueille gentiment ce soir.

Samedi
On quitte la résidence, non sans avoir salué le Baron Saint Hubert de la Huchepie. Le groom est mon pote maintenant.
Alpes d'Huez, direct à 3300 mètres ! Et là, on en prend plein les mirettes : Aiguilles d'Arves, Mont Blanc, la Meije, Barre des Ecrins, c'est magnifique.
On attaque le début de la Mégavalanche : c'est gavé de neige pendant 2 kilomètres ! Du coup, on perd un peu la trace, et on se retrouve trop à gauche ; il faut remonter, pousser, porter, ...
Mat manque d'appeler son psy, mais on retrouve finalement le single pour ne plus le quitter. C'est vraiment autre chose que les 2 Alpes, on se sent à la montagne, pas dans une station.
Y'a du cailloux, beaucoup plus que sur les tracés très "karting" des 2 alpes. C'est différent, mais vraiment plus MTB que VTT.
Après une super descente noire, on prend les œufs qui surplombent un tracé de fou, surement celui d'une future coupe de quelque chose...
On y va : c'est tout neuf, génial, trop raide pour moi pour pouvoir y bombarder, et tracé dans un cadre exceptionnel. C'est trop beau, on la refait !
Après quelques tracés supplémentaires, on rend enfin les armes.
Bilan de l'Alpes d'Huez : il ne faut pas y aller fatigué ! On y reviendra, promis !

Comme disait un alpiniste que j'ai croisé dernièrement, des semaines comme ça, c'est supplément cornichons pour tout le monde !!
A refaire dès que possible, uniquement avec des gens de qualité tels que Giv, mat et moi, sinon, ça ne vaut pas le coup !
Ah si, quand même, le seul point négatif à signaler est d'avoir fait manger des abricots séchés à Mat et Giv...
Allo, Baïkonour ?

Pictures courtesy by GivProd & alcolytes inc.